INTRODUCTION

Une infection est dite nosocomiale ou hospitalière,
si elle est absente lors de l'admission du patient à l'hopital et qu'elle se développe 48 heures au moins après l'admission.
Ce délai permet de distinguer une infection d'acquisition communautaire d'une infection nosocomiale.
Ce critère ne doit pas être appliqué sans réflexion et il est recommandé d'apprécier,
dans les cas douteux, la plausibilité du lien causal entre hospitalisation et infection.







Pour les infections de site opératoire,
on considère comme nosocomiale les infections survenant dans les 30 jours suivant l'intervention chirurgicale ou s'il y a mise en place d'une matériel prothétique ou d'un implant dans l'année qui suit l'intervention.






Le terme nosocomial vient du grec nosos, maladie et de komein soigner.
INTRODUCTION
# Posté le jeudi 15 novembre 2007 06:54

GENERALITE

GENERALITE
Article pris sur Wikipedia:

L'augmentation des infections nosocomiales est en partie liée aux progrès diagnostiques et thérapeutiques de la médecine :
la prise en charge de patients de plus en plus fragiles,
notamment atteints de déficit congénital de l'immunité ou,
le plus souvent, d'un déficit acquis par l'administration de médicaments immunosuppresseurs.







Il faut cependant relativiser cette affirmation d'augmentation :
entre l'enquête française de prévalence de 1996 et celle de 2001,
bien que la comparaison des résultats soit difficile,
on observe une diminution de 13% de la prévalence des infections nosocomiales.






Les nouveaux-nés,
les prématurés
et les personnes âgées
restent particulièrement sujets aux infections nosocomiales.
(mais elles n'épargent pas les jeunes adultes pour autant)







Les techniques invasives utilisées dans les hôpitaux pour le diagnostic, la surveillance et le traitement ouvrent souvent de nouvelles portes à l'infection :
sonde urinaire à demeure, mesure de la pression veineuse centrale, perfusions de toute nature, implantation de prothèses...






Les infections nosocomiales ne sont donc pas toutes évitables, même si près de la moitié de ces infections peuvent être prévenues par des moyens simples, comme le lavage des mains et une formation continue adaptée (ce qui n'est pas toujours fait, de nos jours c'est honteux).







REACTIONS


- Tout d'abord, les infections nosocomiales ne sont pas en augmentatation; leur nombre a tendance a décliner, surtout depuis 2001 avec la mise en place de systèmes d'enquètes ayant pour but d'évaluer le nombre et le types des infections rencontrées.
En fait, c'est comme pour toutes les maladies, c'est pas leur nombre qui augmente, c'est juste que maintenant, on les compte vraiment au lieux de nier leur existence.

-En ce qui concerne les infections évitables, il est vrai que la, il y a un probleme... Certaines structures hospitalières restent... complétement a la masse si j'ose dire. C.f. "le magazine de la santé au quotidien", émission du 18/01/07, ou l'on voit les infirmières qui continuent a utiliser de l'eau et du savon pour se laver les mains alors que l'on sait que les solutions hydroalcoliques sont bcp plus hygièniques.
Au niveau des évitables, notons aussi celles qui surviennent dans des hopitaux vétustes, mais la on n'y peux pas grand chose... Cependant, je crois que le ministère accepte les dons pour financer la construction de nouveaux hopitaux si ça vous révolte tant que ca ^^ (oui je fais de la pub pour mon futur métier, ou est le mal .. )
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# Posté le jeudi 15 novembre 2007 07:00
Modifié le jeudi 15 novembre 2007 07:21

RAPPORT DU MINISTERE DE LA SANTE SUR LES INFECTIONS NOSOCOMIALES

RAPPORT DU MINISTERE DE LA SANTE SUR LES INFECTIONS NOSOCOMIALES
"Si la prévalence en France en 2006 est dans les limites basses des résultats européens où elle varie entre 4,9 et 8,5% (7,2% en suisse et 9% en Finlande en 2005) la survenue d'un IN n'en reste pas moins un évenement qui n'est pas rare (1 patient hospitalisé sur 20). "






" Les infections du site opératoire pour les données 2004 montre que les chiffres de la France sont très compétitifs par rapport a ceux obtenus dans d'autres pays européens [...]; ces infections sont parmis les plus faibles pour les cholécystectomies (1%), les poses de prothèses de hanche (2,1%) tandis qu'elle se situe dans la moyenne pour les césarienne (2,6%). "






"Concernant les staphylocoques dorés résistants a la méticilline, le réseau européen montre dans son rapport annuel de 2005 que leur proportion a augmenté dans tout les pays y comprit ceux ayant des taux faibles sauf pour la France et la Slovénie qui ont des taux qui ont baissé. "






* PREVALENCE: Terme de l'épidémiologie : nombre de personnes atteintes d'une certaine maladie à un moment donné dans une population donnée.
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# Posté le jeudi 15 novembre 2007 07:05
Modifié le jeudi 15 novembre 2007 07:21

LES QUATRES GRANDS MODES DE TRANSMISSION

LES QUATRES GRANDS MODES DE TRANSMISSION
Auto-infection


La malade s'infecte avec ses propres germes, les « portes d'entrée » sont les lésions des muqueuses, les lésions cutanées (plaies, brûlures, maladies de peau). Les germes seront ceux de la peau, des muqueuses, du tractus digestif, etc. Ce mécanisme est favorisé par différents facteurs, la dissémination des germes du patient dans son environnement (comme par exemple le lit), par l'utilisation de traitement pouvant altérer l'immunocompétence (corticostéroïdes, immunosuppresseurs...), par l'administration de traitements sélectionnant certaines bactéries (antibiothérapie à spectre étroit...). Enfin, les patients immunodéprimés (sida, aplasiques...) sont les personnes les plus à risque du fait du défaut de vigilance immunitaire de leur organisme, développant ainsi des pathologies strictement endogènes.






Hétéro-infection


Dans ce cas, le germe responsable de l'infection nosocomiale provient d'un autre malade, la transmission étant le plus souvent manuportée, par le personnel soignant intervenant auprès de plusieurs patients, disséminant ainsi les germes d'une personne à l'autre. Ces infections sont dites « croisées ». C'est le mode de contamination le plus fréquemment retrouvé lors d'épidémies. Cependant certains germes, comme celui de la tuberculose, sont transmis par voie aérienne. Il peut en outre arriver plus rarement que les germes soient transmis par contact direct entre deux patients.






Xéno-infection


Ce mode de transmission est un peu à part, dans ce cas les agents pathogènes sont transmis par des personnes venant de l'extérieur (personnel soignant, visiteurs, sous-traitants), et présentant eux-mêmes une pathologie infectieuse, déclarée ou en cours d'incubation. Ce mode de transmission n'est cependant pas à négliger, car il peut être dévastateur pour les patients particulièrement fragiles. Ainsi, les professionnels de santé sont de plus en plus encouragés à se faire vacciner contre la grippe.






Exo-infection


Ce mode de transmission est dû:

-soit à un dysfonctionnement technique d'un matériel (filtre à air, autoclave...) destiné à la protection des patients qui, ne remplissant plus son office, les laisse en contact avec des germes qui ne devraient, en principe, pas faire l'objet d'une infection, au vu des mesures prises pour les prévenir (aspergillose, légionelle...),
-soit à une erreur commise dans l'exécution des procédures de traitement du matériel médico-chirurgical.
# Posté le jeudi 15 novembre 2007 07:10

CAUSES ET FORMES

Pour développer une infection nosocomiale,
il faut que trois éléments soient réunis :
un agent infectieux, un mode de transmission et un sujet réceptif.







Il existe d'autres facteurs favorisants comme l'insuffisance des salles de bain et de douches, le comportement du personnel hospitalier qui, parfois, comprend difficilement le problème, ou encore la mobilité des patients qui sont transférés entre les différents services hospitaliers.






En France les risques:

Infections urinaires : 44% des cas
Infections post-opératoires : 45% des cas
Infections pulmonaires : 10-30% des cas
Infections généralisées : 5-10% des cas





L'agent infectieux:

Les infections nosocomiales sont en général le fait de bactéries :

commensales, c'est-à-dire des germes qui ne peuvent vivre qu'au contact de notre organisme ; ces bactéries sont souvent utiles au bon fonctionnement du corps humain, ainsi la flore bactérienne résidant dans notre tube digestif (staphylocoque doré, pseudomonas aeruginosa...) est indispensable à la digestion ; en revanche, si pour une raison ou pour une autre lors d'une intervention chirurgicale, ces germes sont déversés dans la cavité abdominale, ils deviennent dangereux, pathogènes ;
saprophytes, c'est-à-dire vivant dans l'environnement de l'homme (l'eau, l'air...) et pouvant le coloniser dans certaines conditions.
CAUSES ET FORMES
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# Posté le jeudi 15 novembre 2007 07:15