ELEMENTS FAVORISANT LES INFECTIONS

ELEMENTS FAVORISANT LES INFECTIONS
Le milieu hospitalier, accueillant par définition une vaste population, met donc en présence des individus sains, mais aussi des patients présentant des pathologies différentes, infectieuses ou non. Or chaque personne, en se déplaçant dans les locaux, disperse les germes qu'elle porte sur elle sur les poignées de porte, les interrupteurs, les surfaces, dans l'air...

Ainsi l'environnement hospitalier est un véritable « pot pourri » de germes. La flore ainsi formée évolue en fonction des capacités de résistances intrinsèques de chaque bactérie, des antiseptiques utilisés pour le nettoyage, mais aussi des antibiotiques prescris dans l'établissement.

Cette flore subit donc une pression de sélection : seules les germes les plus résistants survivent.

Ainsi, une personne hospitalisée entrera à l'hôpital avec sa propre flore bactérienne. Mais une fois en contact avec l'environnement hospitalier (le lit, la table de nuit, le personnel...) et les différents traitements, celle-ci va se modifier, et va à son tour subir la pression de sélection. Par conséquent, les germes résistants de l'environnement vont se développer aux dépends de ceux peu résistants de la flore d'origine.


Les germes hospitaliers sont en général capables de survivre dans un milieu hostile. Ils sont également capables de développer une résistance aux antibiotiques couramment utilisés et certains hôpitaux sont confrontés à des problèmes liés à l'émergence de staphylocoques, d'entérocoques et de bacilles Gram- résistants à de multiples antibiotiques.






La surconsommation d'antibiotiques, autre élément facilitant les infections:


Les antibiotiques administrés sans raison valable sont la cause principale des infections nosocomiales. En effet, ils rendent certains micro-organismes résistants et contribuent à la sélection des souches hospitalières multirésistantes qui peuvent se transmettre d'un patient à l'autre.

Ces germes, même résistants, ne sont pas forcément pathogènes pour les individus en bonne santé, mais ils le sont pour ceux dont l'état de santé est altéré.

La gravité des infections peut être exacerbée par l'utilisation d'antibiotiques.






Réceptivité du patient:


Les patients hospitalisés ont par nature des défenses immunitaires altérées. Il en est ainsi soit du fait de pathologies portant directement atteinte aux compétences immunitaires du patient (diabète, insuffisance respiratoire, pathologies immunitaires, grands brûlés...), soit de l'état général du patient.

Ainsi les personnes dénutries ou aux âges extrêmes de la vie sont plus réceptives aux infections en général, et nosocomiales en particulier.







Autres traitements, dispositifs médicaux propices aux infections à l'hôpital:


Enfin les traitements ou les dispositifs médicaux utilisés, comme les sondes urinaires, les sondes d'intubation, les cathéters, les drains, mais aussi les traitements par corticoïdes, antibiotiques, immunosuppresseurs... constituent un terrain propice au développement de pathologies nosocomiales.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 15 novembre 2007 07:19

ARTICLE DE L'ASSOCIATION A.L.A.I.N.

ARTICLE DE L'ASSOCIATION A.L.A.I.N.
"L'infection nosocomiale est une maladie contractée à l'occasion des soins (du Grec Nosos : MEDICALE et Konien : SOIGNER). C'est un paradoxe car les soins sont destinés à guérir une maladie et non à la contracter, mais hélas aujourd'hui la médecine ne se limite plus à guérir, elle contamine... On pourrait penser qu'il s'agit d'un épiphénomène. Nouvelle déception, le constat est au contraire dramatique.

L'OMS estime que neuf millions de personnes contractent chaque année dans le monde une telle infection et qu'un million de malades en meurent. Chiffres effrayants qui évoquent davantage un "holocauste" comme seules les guerres mondiales peuvent en produire, plutôt que les épidémies pourtant terribles comme le SIDA. En France, il y aurait entre 600 000 et 1 100 000 malades ayant une infection nosocomiale tous les ans. Ces infections causeraient environ 10.000 décès par an, ce qui en fait la première cause de mortalité en France devant les accidents de la route (ou un Airbus qui s'écraserait, tous les mois - Nice Matin, 8 janvier 2001).

De surcroit, ces chiffres sont certainement sous-évalués, car ce ne sont que des estimations qui remontent à des enquêtes effectuées en 1995. De plus, lorsqu'un malade est hospitalisé, il est très difficile de savoir si la cause de son décès est due à sa maladie ou à une infection nosocomiale. Il est vrai, que la transparence de l'information n'a jamais été un critère du monde médical.

L'actualité la plus récente. en offre un nouvel exemple : en effet, l'hôpital Georges Pompidou à Paris (l'un des hôpitaux les plus modernes de France) vient d'enregistrer le 19ème cas de "légionellose" depuis son ouverture remontant à un an et demi (dont 3 cas au cours des 15 derniers jours) responsable de 4 morts.

Il est donc clair que la Peste est de retour et qu'elle guette chacun d'entre nous pour peu qu'il soit contraint ou même qu'll souhaite (?) recevoir des soins, fatalité à laquelle il est difficile d'échapper dans notre société surmédicalisée. Pourtant qui est conscient des risques encourus ? L'ampleur du scandale tient autant dans l'hécatombe provoquée par ces infections que dans l'absence de toute dénonciation de ce fléau qui ne fait pas la une des journaux mais alimente tout juste les publications professionnelles (qu'elles soient médicales ou juridiques).

Comment a-t-on pu en arriver là ? Certes, notre système de santé est malade de son financement, c'est une banalité de le rappeler. La Sécurité Sociale est une "curiosité française", conglomérat monstrueux et archaïque, qui n'a même plus la vertu d'être cigale, en raison de la nécessaire maîtrise des dépenses de santé. Toutefois il s'agit d'une "conquête sociale", elle doit figurer à ce titre au passif du Patrimoine National. De plus, l'institution d'une couverture maladie universelle n'a fait qu'accroître le nombre des bénéficiaires sans augmenter celui des cotisants, ni le montant des ressources.

Qu'est-ce que la générosité sans les moyens ?

De surcroît aujourd'hui, la Sécurité Sociale va "financer" à la fois la "réduction" des dépenses de santé et celle du temps de travail...

Il est vrai que l'hôpital a, désormais, une vocation sociale qui fait de l'ombre à sa destinée médicale. Comment, dans un tel contexte, s'étonner que la qualité et surtout la fiabilité des soins diminuent ? Quel paradoxe si l'on prend en compte tous les développements récents du progrès scientifique. En tout état de cause, la médecine "au rabais" a un coût, car ce que l'on gagne ici, on le perd ailleurs.

Pour l'année 1997, le coût direct global des infections nosocomiales (dépenses de santé) a été estimé à 5 milliards de francs, le coût indirect (arrêt de travail, incapacité, etc.) à 15 milliards de francs soit 20 milliards par an. En comparaison, le budget total des cliniques et établissements de soins privés, s'est élevé en France en l'an 2000 à 35 milliards de francs. Autre comparaison, l'affaire dite du "sang contaminé" n'a fait à ce jour "que" 4.000 victimes et n'a coûté "que" 6 milliards de francs.

Le drame humain, s'accompagne donc d'un gouffre financier. Mais, les raisons financières sont insuffisantes à justifier l'ampleur du phénomène des maladies nosocomiales. Certes, l'hôpital est conscient qu'il est malade, mais désire-t-il vraiment se soigner ? On peut craindre que non.

Les pouvoirs publics ont très vite perçu en France, le danger des maladies nosocomiales. Les premières dispositions remontent à près de 30 ans (mise en place d'une veille nosocomiale par 2 circulaires des 18/10/73 et 01/09/75). Mais ces mesures n'étaient qu'incitatives et le législateur a dû les rendre coercitives devant l'inertie du personnel de Santé. Mais, que de temps perdu, puisque ce n'est que le Décret du 6 mai 1988, qui a rendu obligatoire la constitution d'un Comité de lutte contre les infections nosocomiales, dans chaque établissement de santé.

Les résultats se faisant attendre, le législateur a multiplié les interventions :

- arrêté du 03/08/92 instituant les CTNIN et les CCMIN ; instances nationales et régionales de lutte ;

- décret du 02/10/92 sur les conditions d'hygiène et d'asepsie;

- arrêté du 07/01/93 fixant "des règles d'hygiène spécifiques et adaptées",

- décret du 06/09/95 et arrêté du 03/10/95 sur la stérilisation et la décontamination du matériel d'anesthésie ;

- la circulaire du 20/10/9- faisant de l'obtention de l'état stérile une obligation du résultat

- enfin la loi du 01/0/98. le décret du 06/12/99 et la circulaire du 29/12/00 sur la lutte contre les infections nosocomiales.


Le législateur a-t-il été entendu ? Voici ce que déclare le Président du Comité Technique de lutte contre les infections nosocomiales "Après quatre semaines de réanimation. un malade attrape une infection nosocomiale dans 95 % des cas" ( Interview "Le Monde" du 26/02/2001).

Un constat accablant, alors que l'objectif était de diminuer de 30% (seulement) la fréquence de ces infections. Cet objectif est jugé, d'ailleurs, irréalisable par le milieu médical Français (voir NICE MATIN du 8 janvier 2001 - interview du responsable du CHU de NICE). L'impasse apparaît donc totale.

Mais comme toujours. le réflexe financier est le plus rapide. Le législateur vient, en effet, de déposer une proposition de Loi relative à l'indemnisation de l'aléa médical (du 26 avril 2001, N° 3030). Cette proposition de Loi vise en fait à réduire l'impasse financière de l'assurance maladie, générée par le coût des infections nosocomiales. En effet, les organismes sociaux, pourront désormais, exercer une action récursoire à l'encontre des établissements de santé publics et privés responsables (article 2). Certes. l'assurance maladie prend en charge, aussi. l'indemnisation des victimes.

Mais la prévention n'est-elle pas cependant la meilleure solution ? Il semble qu'aux Etats-Unis les infections nosocomiales sont déjà un mauvais souvenir. Il ne s'agit pas, en effet, de mettre en application de nouvelles thérapies, mais simplement d'appliquer de strictes règles d'hygiène et d'asepsie et d'éliminer systématiquement toute source de contamination. C'est. d'ailleurs. la seule réponse devant des germes qui deviennent auto-résistants aux antibiotiques en raison de leur usage intensif.

Pourquoi le personnel de santé Français était-il réfractaire à cette discipline ?
Combien de malades devront-ils encore payer de leur vie cette incurie coupable ?
"
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 15 novembre 2007 07:32

NICE MATIN - 18 SEPTEMBRE 2005

NICE MATIN - 18 SEPTEMBRE 2005
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 15 novembre 2007 07:33

TEMOIGNAGE DE DOMINIQUE

J'apporte mon témoignage concernant cette maladie que malheureusement personne ne connaît peu.

Je m'appelle Dominique je suis âgée aujourd'hui de 32 ans bientôt 33 ans.
J'ai étais opéré en Avril 2001 dans une clinique du département de la Meurthe et Moselle du genou droit, on a pratiqué sur moi une Ostéotomis Fémero patellaire tibérale, en clair une Vis dans le genou. Je pensais que tout c'était bien passé, jusqu'en Juin 2002 où le Chirurgien décide de me réopéré et là la Catastrophe, quelques jours après j'ai eu de la température jusqu'à 40 dégré, mafamille en parle au Chirurgien qui dit que cela est normal après une Intervention.
On décide 15 jours plus tard vu que la température ne descendait pas de me faire des test et là le diagnostic tombe : Vous avez une Infection urinaire Nosocomile, un ENTEROCCOCUS SP, bactérie résistante, on me donne des antibiotiques qu'à ce jour je prends ENCORE.
Le problème avec ces bactéries c'est qu'elle sont Multi résistantes aux traitements.
Ajourd'hui Jeudi 22 Mars 2007, je prends TOUJOURS mon traitement avec des séquelles sur le reste de mon corps (amaigrissement, énervement, crise de larmes, troubles du sommeil et j'en passe). Je vais régulièrement à l'hôpital effectué des contrôles, dans les laboratoires, faire des prises de sang etc.
En conclusion, je vis avec elle (la bactérie) depuis 5 ans et je ne sais pas si elle partira un jour.
Comme je l'ai dit j'ai 32 ans, et j'aimeerai bien avoir un ou des enfants, mais pour le moment cela n'est pas possible.
Je prends mon mal en patience, mais cela est très dure et le moral en prends un coup tous les jours.
J'ai le soutien de ma famille, de mon Ami, car s'ils n'avaient pas été là j'aurai certaienemt mis fin à mes jours.
Je souhaite qu'avec le changement de Gourvement dans quelques semaines, il est plus de précautions dans les établissements hôpitaliers et qu'on punissent ces gens qui nous transmet leur M.....
car pour moi et d'autres cela est difficile de rentrer à l'hôpital en bonne santé et d'en sortir malade !!!!!!

Je souhaite beaucoup de courage à Nicolas et à son Amie Héloise qui l'aide dans le passage de cette zone noire.

Je vous transmets toute mes Amitiés et par la même occassion un peu de courage.



Témoignage recueilli en avril 2007
TEMOIGNAGE DE DOMINIQUE
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 15 novembre 2007 07:35